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Durant 50 ans, Ikea n’a cessé d’innover pour pouvoir proposer des meubles contemporains à des prix raisonnables. L’organisation de leurs magasins favorisant l’achat d’impulsion est sans conteste l’un des piliers de leur succès commercial mais lorsque vient se poser la question de la transition digitale, cet avantage concurrentiel se révèle difficile à adapter.

Mais s’il est vrai que les pureplayers du meuble comme Made.com ne sont pas encore rentables, l’e-commerce représente néanmoins 12% des ventes et selon le PDG de la Camif « Dans vingt-cinq ans, la moitié du secteur du meuble sera de l’e-commerce ». Il est donc important pour Ikea d’accélérer sa transition tout en conservant ses avantages concurrentiels. Le groupe en est d’ailleurs conscient et vient d’annoncer son désir d’augmenter la part des ventes en ligne de 3 à 10% dans les prochaines années.

Depuis quelques années la marque cherche donc un équivalent digital aussi immersif que son fameux parcours d’achat :
applications, réalité augmentée ; c’est désormais la réalité virtuelle qui est sur le banc d’essai. En avril 2016, la marque publiait sur Steam son « IKEA VR Experience » offrant la possibilité de configurer virtuellement une cuisine depuis son canapé. Plus récemment,
Ikea vient de mettre à disposition des casques dans son magasin berlinois permettant aux clients de configurer une chambre avec l’ensemble des produits et variantes de la gamme.

Ces opérations sont autant des coups de communication que des expérimentations. Ikea cherche à savoir si la prometteuse réalité virtuelle pourrait devenir le pendant digital de son célèbre parcours d’achat.

Mais si l’organisation des magasins favorisant l’achat d’impulsion
est la partie visible de l’iceberg, d’autres problèmes comme la logistique optimisée pour le cash-and-carry devront eux aussi trouver leur version digitale pour permettre à Ikea de profiter de ce marché d’avenir.