En Chine, plus de 20 000 enfants sont enlevés chaque année. Bien souvent kidnappés sans demande de rançon, la plupart se retrouvent alors esclaves, mendiants, voire prostitués.

L’association Baby Back Home lutte au quotidien contre ces enlèvements et accompagne les parents en détresse dans leurs recherches, souvent désespérées dans un pays si vaste et si peuplé (plus d’1,3 milliard d’habitants).

Baby Back Home a donc décidé d’utiliser la puissance du digital pour rendre plus faciles et plus efficaces ces recherches. Dans un premier temps, des sculptures de parents désespérés avec un effet d’optique symbolisant l’enfant disparu ont été installées dans les plus grandes villes du pays pour alerter la population. Les passants sont alors invités à télécharger une application en réalité augmentée qui fait apparaître l’image de cet enfant disparu et une vidéo contant le récit bouleversant des parents.

Au-delà de faire progresser la notoriété de l’association, cette campagne d’ambiant marketing bien pensée a pour but de recruter des volontaires prêts à s’engager dans les recherches. En effet, l’application est agrémentée d’un système de reconnaissance faciale qui permet de déterminer si un enfant est porté disparu. Chaque possesseur de l’application est invité à photographier les visages des enfants errants qu’il croise et ces portraits sont soumis de manière simultanée à la base de données de l’association qui effectue le comparatif. En une semaine, deux enfants ont pu retrouver leurs familles.

Si la plupart des associations utilisent le digital pour accroître la visibilité de leur cause, que ce soit auprès du grand public ou des pouvoirs publics, Baby Back Home va encore plus loin en utilisant la mécanique digitale du crowdsourcing comme un moyen de résoudre ces drames personnels.