Concrétiser aux yeux du public les effets néfastes que peuvent engendrer les changements climatiques est l’objectif que s’est donné l’ONG d’Al Gore.
Après « 24 Hours of Reality » et « Reality Drop », l’association mise à nouveau sur l’interactivité, les réseaux sociaux et la viralisation pour faire passer son message.

Sur sa nouvelle plateforme « What I Love », les internautes sont invités à sélectionner ce qu’ils aiment le plus et dont ils ne pourraient se passer dans la vie parmi une centaine de sujets prédéfinis : New-York, le vin, la famille, les cerises, faire du shopping, les concerts…

La première étape nous amène déjà à réfléchir. Nous ne pouvons que culpabiliser en choisissant le chocolat plutôt que des légumes frais; mais c’est alors qu’on explore plus avant nos passions qu’on est interrompu par un avertissement : ce que nous aimons le plus est en danger. Et le site de nous expliquer au travers de faits rationnels (même si parfois les arguments semblent tirés par les cheveux) comment les émissions de CO2 menacent concrètement ce que nous aimons le plus au monde.

En essayant de sensibiliser l’internaute autour de sujets qui lui tiennent véritablement à cœur et qui lui semblaient jusqu’alors hors de danger, l’ONG joue la carte de la personnalisation et de l’atomisation des raisons du combat pour sauvegarder ce que l’on aime, plutôt que celle d’une globalisation de la lutte contre un réchauffement climatique dont on peine à réaliser les effets sur notre vie quotidienne. Quoi de mieux que la mise en avant des menaces qui planent sur ces petites choses de la vie auxquelles nous tenons tant pour mobiliser plus personnellement et plus émotionnellement ceux qui sont découragés face à un problème qu’ils ont du mal à appréhender tant il semble perdu d’avance et trop grand pour eux…