Créé par des artistes et designers, Ello est le nouveau réseau social en vogue. De prime abord, rien de spécial : un compte perso, des actus postées, la consultation des actus de ses amis… Et pourtant, simple et élégante, son interface black and white séduit 35 000 personnes par heure depuis le 24 septembre dernier ! A l’origine espace d’échange entre une centaine d’artistes, Ello est aujourd’hui victime de son succès. Mais alors comment et pourquoi ça marche ?

Ello s’est d’emblée affiché comme « l’anti-facebook » avec un manifeste clair : « nous avons créé Ello pour des gens comme nous. Donc Ello doit être beau, fonctionner en accord avec ce qu’on est, et, bien sûr, éviter les banalités habituelles ». Une formule aguicheuse pour une population hipster en quête de différence. Ne devient pas membre qui veut ! Pour devenir utilisateur, il faut recevoir une invitation. A l’ère des réseaux sociaux de l’intime, le but n’est plus d’avoir 1000 amis mais de rester ultraconnecté avec ses amis les plus proches et son milieu. D’ailleurs, Ello vous permet de faire le tri entre vos « friends » et ce qui relève du « noise ».

Autre point de divergence avec Facebook : « Nous ne collectons pas, ni ne vendrons vos données personnelles sur Ello. » prône fièrement Paul Budnitz, le créateur. À quelques détails près car vos données sont sauvegardées si vous supprimez votre compte et vos localisation, langue, liens partagés, temps passé sont enregistrés. Libre à vous ensuite de désactiver le suivi de vos données. A l’heure où le « Big Data » fait polémique, Ello s’empare habilement du créneau : « pas de monétisation de données, pas de tromperie, pas de manipulation ». Reste à savoir si les 18-25 ans, habitués et conscients de la captation de leurs données, seront séduits par l’argument. Dernier point et non des moindres : « Nous ne ferons jamais d’argent avec la publicité. Point final. » Pour le moment pas de logique de monétisation donc. Discours tenu par Facebook et Twitter à leurs débuts mais quand le succès est au rendez-vous, dit-on toujours que « la publicité est le diable » ? Pour répondre au besoin de ROI de la société capital-risque américaine ayant déboursé 435 000$, Ello lancerait à terme des services premium… Affaire à suivre.

Plus d’infos : https://ello.co