Une étude de l’organisation Pew Research, qui repose sur les données récoltées lors d’entrevues téléphoniques menées auprès de 1907 adultes américains, permet de prendre enfin la mesure du phénomène des messageries instantanées aux Etats-Unis : l’étude révèle que les Américains connectés utilisent davantage les messageries mobiles et que Facebook reste la plateforme la plus utilisée par les adultes malgré une stagnation de croissance depuis un an.

Le comportement social et mobile aux États-Unis évolue rapidement avec l’utilisation d’applications de messagerie, et ce, parmi toutes les tranches d’âge de la population.

En effet, les résultats de l’étude menée par l’organisation, indiquent qu’aujourd’hui, 39% des détenteurs de smartphones se servent d’application de messagerie instantanée telle que WhatsApp, Kik ou iMessage. 17% des jeunes utilisateurs ont également favorisé les applications qui suppriment automatiquement les messages envoyés comme le font Snapchat ou Wickr.  Sans surprise, la popularité de ces services est d’autant plus flagrante auprès de la population des 18 à 29 ans : 49% d’entre eux utilisent au moins une application de messagerie instantanée.

L’enquête met également en lumière l’utilisation de plateformes de réseaux sociaux plus traditionnels. Le leadership reste plus que jamais concentré dans les mains de Facebook : 72% d’internautes sont déjà utilisateurs de Facebook – comparativement à 67% en 2012. 70% des sondés affirment même s’y connecter tous les jours. Alors que Twitter stagne, LinkedIn baisse, Pinterest et Instagram continuent eux de croître. En effet, depuis 2012, le nombre d’adultes utilisant Pinterest et Instagram a doublé : 31% des adultes en ligne utilisent aujourd’hui Pinterest, contre 15% en 2012. De même, 28% contre 13% en 2012 pour Instagram.

Ces données indiquent donc que le phénomène des messageries instantanées n’est pas passager. Il appartient désormais aux annonceurs de les intégrer dans leur stratégie digitale en fonction des personnes qu’ils souhaitent toucher. Peut-être serait-il préférable pour les annonceurs de se focaliser sur peu de réseaux sociaux en étant sûrs de toucher la cible visée, que d’éclater leur présence médiatique sur des plateformes très peu fréquentées et disparates.

Plus d’infos : http://pewrsr.ch/1foZuah