L’étude de GfK publiée ce mois-ci nous apprend que les phablettes – ces smartphones avec un écran supérieur à 5,5 pouces qui s’apparentent à des tablettes – ont battu leur record de vente, et représentent aujourd’hui 12,8% du volume de vente de smartphones.

Une belle revanche commerciale pour un produit qui n’a jamais connu de véritable engouement : le produit passe progressivement d’un statut jugé « inutile » (ni smartphone, ni tablette), à un appareil avantageux, conjuguant la fluidité et l’ergonomie d’une tablette, avec la mobilité d’un téléphone.
Un succès qui s’explique aussi par une baisse des prix, alors qu’en 2012 une phablette coûtait en moyenne 718$, elle coute désormais 505$ ; Avec cet appareil et la baisse des prix, les acheteurs se permettent de ne plus avoir à choisir entre acquérir un appareil ou l’autre, voir plus couteux encore, acheter les deux.

L’étude nous apprend aussi que ce regain d’intérêt pour les phablettes est porté davantage par la région Asie-Pacifique, où le volume a doublé depuis un an pour atteindre 17,5%, avec pour principale raison d’achat la taille de l’écran. Alors qu’il y a quelques années la tendance était à la miniaturisation, nous observons aujourd’hui l’effet inverse ; la signature d’Apple pour le lancement de son iPhone 6 – « Bigger than Bigger » – énonce de manière explicite l’orientation du marché.

Cette augmentation des ventes marque de surcroît une évolution dans nos exigences (expérience de navigation limpide, haute qualité des visuels, unification du parcours etc.) qui peut toucher à la création même des applications. A quel point la forme peut-elle toucher au fond ? Si l’augmentation des ventes persiste, il sera indispensable de penser des applications uniques, et oublier dès la conception la division qui existe encore entre tablettes et smartphones.
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