KNOW_812

S’il vous est déjà arrivé de manger à votre bureau le midi un plat commandé en ligne sur un site de livraison alors cette publication vous concerne. En effet, une récente étude publiée par des chercheurs en neurosciences constate que nous sommes plus à même de nous laisser tenter par un hamburger plutôt qu’une salade lorsque nous commandons depuis un appareil tactile.

Le direct touch effect que l’on pourrait traduire par effet tactile suggère que la nourriture hédoniste, dont la désirabilité est presque immédiate, est préférée à la nourriture plus cognitive, celle dont la désirabilité fait intervenir une réflexion, par exemple un plat sain, lorsque le choix s’opère via une surface tactile.

De manière plus globale, en dehors d’une commande de nourriture donc, l’action de toucher favoriserait le choix dicté par l’affect tandis qu’une action indirecte comme cliquer en utilisant une souris favoriserait le choix le plus cognitif.

Explication ? La désirabilité d’un produit étant grandement corrélée à notre capacité à nous représenter en train de l’utiliser, l’action de toucher viendrait en augmentation de cette interaction mentale avec le produit et par conséquent le rendrait plus désirable.

L’équipe a aussi pris la peine de fournir un moyen de modérer l’effet tactile, il suffit d’éloigner le bouton de validation des images de nourritures concernées. Cette latence offrirait au sujet un supplément de réflexion qui atténuerait l’effet.

En plus d’ajouter sa pierre à l’édifice des neurosciences, l’effet tactile est applicable concrètement. On l’imagine être pris en compte par les concepteurs d’interface utilisateur et nous invitons tous les lecteurs de sondage à considérer le type d’appareil utilisé par les sondés, leurs choix pourraient en effet avoir été influencés. Si à leurs débuts les neurosciences paraissaient obscures et difficilement utilisables, elles offrent désormais de plus en plus de solutions applicables pour influencer le choix des consommateurs.

Pour en savoir plus: http://bit.ly/2k3Qqe6