Simon Wallis s’y connaît en bad buzz. L’entreprise dont il dirige le marketing, Domino’s Pizza, a été plus d’une fois la vedette malheureuse de scandales divers. Et pourtant, elle peut se vanter d’une présence considérable sur les réseaux sociaux avec plus de 8 millions de fans sur Facebook. La marque n’a pas peur de la puissance du digital et de l’exposition incontrôlée qu’elle implique.

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En effet, Wallis l’affirme, il vaut toujours mieux que les gens parlent de vous, même si c’est en mal. L’indifférence est la pire réaction qu’une marque puisse générer et le bad buzz a au moins l’avantage de créer de la notoriété. Avec un peu de chance, il peut même réveiller les défenseurs de la marque.
Le bad buzz est aussi, et surtout, une occasion pour les marques de faire preuve de créativité. La Redoute en a apporté la preuve il y a un peu plus d’un an. Après que ses clients aient remarqué la présence d’un homme nu sur une photo de mode enfant, la marque s’était excusée et avait lancé une grande enquête populaire pour trouver toutes les anomalies cachées dans les photographies de son catalogue et de son site. Elle promettait de récompenser les meilleurs détectives en leur offrant 200€ et en les habillant de la tête aux pieds.
La Redoute avait ainsi réussi à exploiter un bad buzz pour générer du trafic et de l’engagement sur sa plateforme digitale. Une opération pas toujours facile à mener mais qui démontre qu’il vaut toujours mieux réagir en s’excusant et en apportant une solution plutôt que d’ignorer le bruit des réseaux sociaux.

Alors, qui a peur du bad buzz ?