La technologie bouleverse les économies du monde. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee tous deux professeurs au département « digital business » du MIT, nous livrent leur vision fondamentalement optimiste de la façon dont nous devons repenser les questions liées au progrès technologique, social et économique.

Ils avaient déjà co-écrit en 2011 l’ouvrage “Race Against the Machine: How the Digital Revolution is Accelerating Innovation, Driving Productivity, and Irreversibly Transforming Employment and the Economy”. Après la complémentarité homme-machine des siècles précédents (le premier âge de la machine correspondant à la première révolution industrielle du XVIIIe, les machines remplaçant la force humaine), on assiste à la substitution de l’homme par la machine rendue possible par les trois grandes avancées désignées par les auteurs comme étant “exponential, digital and combinatorial.” Certaines technologies ont déjà largement dépassé l’augmentation exponentielle prédite par Gordon Moore.

Prenons l’exemple du langage, avec la reconnaissance vocale ; pour la première fois dans l’histoire, nous pouvons communiquer avec nos ordinateurs mais aussi pour la première fois, nous faisons appel à l’intelligence de milliards d’humains connectés pour solutionner des problèmes.

D’autre part, les économistes constatent ce bouleversement ; de moins en moins de gens travaillent alors que la productivité s’accroît et que les profits s’envolent. Les entreprises sont bien évidemment impactées par ces transformations liées au digital et doivent s’adapter au risque de mourir. Repenser le travail : les auteurs identifient les meilleures stratégies de survie devant offrir, à terme, une nouvelle voie vers la prospérité. Il s’agit notamment de réorganiser l’éducation afin de nous préparer à la future économie, de concevoir de nouvelles collaborations entre l’homme et la machine, de développer de nouveaux modèles de business, de nouvelles technologies et de nouvelles politiques qui amplifieront nos capacités humaines.