L’INRIA et TNS Sofres viennent de publier l’édition 2014 du baromètre «Les Français et le Numérique». 4 types de profils y sont décrits : « L’homo numericus », catégorie la plus importante en 2014 représente 34% des Français (17% en 2011) pour qui Internet et ses outils sont indispensables à la vie de tous les jours. À l’autre extrême, on trouve les « Déconnectés », 20% de la population qui n’identifient pas ou ne voient pas les innovations numériques. « Les Usagers » (29%) sont ceux pour qui Internet a, certes, changé beaucoup de choses dans leur vie quotidienne mais qui déclarent pouvoir s’en passer. Viennent enfin les 17% de « Distants », qui, eux, ne se sentent pas concernés.

Même si la perception de l’utilité du numérique était déjà forte en 2011, elle augmente dans tous les domaines, que ce soit pour « les moyens de communication », la médecine, les transports ou encore l’agriculture. Pour autant, les Français pensent qu’il a des effets négatifs sur leur vie privée. « Plus on utilise le numérique, plus on craint ses effets », souligne Guénaëlle Gault, directrice du département Stratégies d’opinion chez TNS. 85% des « Homo numericus » (vs 82% pour l’ensemble des Français) se disent prudents et 69% d’entre eux (vs 66% en 2011) veulent être plus informés sur la protection de la vie privée et les données sur internet, cet item arrivant en tête des sujets de préoccupation. Ils sont aussi 63% (vs 34% en 2011) à s’interroger sur la sécurisation des transactions financières online. Les Français jugent le numérique utile pour l’économie (73%) et sont 79% à penser qu’il a des conséquences positives sur la capacité d’entreprendre et de créer son activité. Enfin pour 91% d’entre eux, c’est un secteur qui a de l’avenir, et dans lequel pour 54%, tout le monde a sa chance. « La fracture a disparu, un sentiment d’apport positif global prédomine mais l’utilisation croissante, la massification des usages ont généré parallèlement des « embarras numériques » comme le stockage des données, l’équipement, l’installation » – Jacques François Marchandises, Directeur de la recherche et de la prospective de la Fing.