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En 2006, dans un précédent ouvrage intitulé « Convergence Culture », Henry Jenkins définissait le transmédia comme « un processus dans lequel les éléments d’une fiction sont dispersés sur diverses plateformes médiatiques dans le but de créer une expérience de divertissement coordonnée et unifiée ».

Aujourd’hui, accompagné de Joshua Green et de Sam Ford, tous trois membres du projet « Convergence Culture Consortium » du MIT, ils décortiquent ensemble les transformations de la culture à l’ère du digital en soulignant le rôle majeur des réseaux sociaux dans le processus de partage, qualifiant celui-ci de « phénomène de circulation » des contenus médiatiques. Les auteurs analysent sous différents angles les enjeux aussi bien économiques que sociologiques de cette culture de la convergence. Ce phénomène de « circulation » s’illustre par ces communautés de fans « addicts » aux séries TV et à la téléréalité. À titre d’exemple, les fans de Glee ont fait circuler les contenus liés aux chansons en partageant des performances chantées sur YouTube.

Selon Jenkins, le transmédia crée le phénomène de fans mais est aussi alimenté par eux. Les communautés produisent de la valeur : les fans sont à la fois des traducteurs, des passeurs, des curateurs, des médiateurs… Du côté des producteurs de contenus, différentes stratégies sont mises en place : créer des contenus faits pour être partagés, capitaliser sur une base de fans engagés qui va aider à la circulation… Comme l’affirment les auteurs, « it is still possible for us to collectively struggle to shape the terms of a spreadable media environment and to forge a media environment that is more inclusive, more dynamic, and more participatory than before. »

Plus d’infos : http://spreadablemedia.org/