Maes est la deuxième bière la plus consommée en Belgique. Cette position de second reste néanmoins à relativiser quand on sait que le n°1, Jupiler, vend quatre fois plus de breuvages houblonnés dans le royaume. Il s’avère que Maes est également le 3ème patronyme le plus commun en Belgique derrière Janssens et Peeters ; la marque a donc décidé de passer par sa grande famille pour gagner en popularité.

Chaque personne du pays portant le nom de famille Maes s’est vue offrir un fût de bière à partager avec vingt de ses amis. Pour que les Maes ne gardent pas tout le fût pour eux, des spots radio ont tourné en boucle dans le pays pour annoncer aux Belges que leurs amis avaient potentiellement un verre à leur offrir. Après avoir reçu un courrier contenant un code spécial, les Maes devaient se rendre sur la page Facebook de la marque, réserver un bar, puis inviter leurs amis à travers une application. Bien évidemment, beaucoup d’internautes ont changé de nom sur Facebook pour essayer de profiter de l’offre, faisant rapidement de Maes le nom de famille le plus répandu sur Facebook en Belgique.


En partant d’un constat simple, à savoir le caractère très commun de son nom, et en mettant en place un dispositif digital ayant un fort potentiel viral, Maes avait peu de risques d’échouer. Les résultats en attestent : 500 000 personnes se sont rendues sur l’application Facebook dédiée en 6 semaines, la marque a triplé son nombre de fans en une journée seulement jusqu’à atteindre 75 000 fans, et grâce aux nombreux likes, partages et photos postées, la page Maes fut classée dans les 6% de pages les plus actives dans le monde entier.

Dans le Digital post n°101, nous vous proposions une citation de Chris Burggraeve, ex-Chief Marketing Officer du groupe brassicole AB InBev, avançant que la bière étant en réalité le plus vieux réseau social au monde. Ce cas nous prouve en tout cas que le digital permet de décupler toujours plus le potentiel social d’un produit.