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Très bientôt les commerçants pourront payer pour que l’éditeur de « Pokémon Go » fasse apparaître des Pokémons dans leur établissement. Marketing usant de la réalité augmentée qui serait un début de révolution en terme de stratégie de monétarisation. Mais pour qu’elle soit réellement efficace, il a d’abord fallu penser une stratégie de communication qui rende le produit éminemment désirable…

Pokémon… la madeleine de Proust propre à tous les anciens « gamers », qui, de la cour de récréation aux interminables heures passées sur console portable, avait réussi à fédérer une génération d’enfants autour d’un jeu social et participatif. Mais chez Niantic, l’éditeur californien de la nouvelle application « Pokémon Go », on ne doit pas simplement se réjouir du succès international d’un jeu ravivant en chacun les plaisirs d’un âge
perdu. Non, on doit aussi se féliciter de la réussite d’une stratégie de communication minimaliste, mais qui aura su frapper juste. De la première annonce du développement du jeu en septembre 2015, des premières images rendues publiques au salon du jeu de l’E3, jusqu’à l’arrivée d’une version Bêta au mois de juin aux Etats-Unis, force est de constater que la marque s’est faite subtile dans sa communication.

Mais, en se faisant rare et mystérieuse sur les caractéristiques de son produit, en laissant les utilisateurs de la bêta servir de prescripteurs, ou en « fuitant » plusieurs minutes de son gameplay avant la sortie de cette même bêta, la marque a également fait en sorte que son objet communique par lui-même et en lui-même.
Une belle leçon de marketing : lorsque qu’un produit comporte, de par son mode de fonctionnement, ses objectifs et finalités, les valeurs naturelles et propres à la communication — le fun, la mobilité, le participatif, le transgénérationnel… — il n’est alors plus besoin d’y surajouter un discours publicitaire. Voilà l’exploit à portée internationale réussi par Nintendo.

Plus d’infos :

http://pokemongo-france.com/